QUE LA LUMIERE SOIT

Fiat lux. Ces deux mots en latin résument si bien le propos. Dans toutes les langues, dans toutes les couleurs, aux murs et sur le toit, lettres clignotantes, peintes, gravées au canif, inscrites à la craie ou au ripolin. Fiat lux !

C’est toute la vie de Kossi Homawoo, une porte ouverte sur son univers couleur grenade. Ce géant est un cœur pourpre. Et rien ne lui convient mieux que la clarté. Depuis les années 2000, il en porte le projet. Aujourd’hui, la résonance est parfaite. La « Porte Grenade » sera à cette image : un lieu, mais une pensée aussi et un projet d’art attentif et pluriel. C’est sur ce mode qu’il faut désormais conjuguer. De la peinture, du textile, des impressions laser, une musique et du texte. De quoi remplir bien plus que des murs, de remplir une vie, de déborder, de sortir du cadre. Liberté !

Il y a vingt ans, sa conviction naissait ainsi. « Je n’ai jamais trop cru dans les définitions de l’artiste. Je pense que l’on fasse des objets, des peintures, qu’on sculpte ou qu’on construise des lampes, c’est la même chose qui doit sortir. De moi, je dirai que je suis un « arteur », je sculpte la lumière. » Le déclic est arrivé à cette époque donc, sur le parvis de Beaubourg, devant les colonnes de Brancusi. « En les voyant, je pense que c’est là que j’ai eu cette envie d’éclairer. » Le premier luminaire voit le jour en 2002 (Emilie) et la lumière voyage ensuite vers les peintures de Charlotte Conrad, peintre américaine, celles d’Olga Yaméogo (Burkina Faso). Plus récemment, les prints sur plexiglas ouvrent encore d’autres perspectives. Christo emballe ses îles et ses ponts de plastiques immenses, Homawoo les illumine.

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